Pour aller à l’essentiel :
La formation est un levier clé dans un secteur où 85 % des conducteurs trouvent un emploi en 3 mois. Elle répond à une pénurie persistante de postes et s’adresse aussi bien aux jeunes dès le CAP qu’aux adultes en reconversion. Elle constitue un atout majeur pour construire une carrière stable dans un domaine en pleine mutation digitale et environnementale.

 

Le secteur du transport évolue rapidement. Confronté à la digitalisation, aux enjeux environnementaux et à une pénurie de 50 000 conducteurs annuels en France : comment rester compétitif ?

La formation transport s’impose comme une réponse clé, accessible à tous les profils via des diplômes, des modules spécialisés ou des parcours de reconversion. Découvrez comment ces formations, souvent financées et courtes, ouvrent à des métiers en tension – de la logistique aux métiers de la route – tout en garantissant une employabilité forte, avec 85 % de conducteurs insérés en moins de 3 mois.

Pourquoi la formation est un passeport pour l’emploi dans le transport ?

Le transport, pilier vital de l’économie, évolue avec l’e-commerce et les innovations technologiques. Ce secteur recrute activement, mais les métiers exigent des compétences actualisées, qu’on acquiert via des formations adaptées. Qu’on parte d’une première expérience ou qu’on cherche à se reconvertir, la formation transport ouvre les portes vers des opportunités stables.

Répondre à une pénurie structurelle de main-d’œuvre

Le transport fait face à un déficit chronique de candidats. En France, 50 000 postes de conducteurs restent vacants chaque année, exacerbés par le vieillissement des effectifs (âge moyen : 44,3 ans en 2022). Des métiers comme les exploitants de transport ou les mécaniciens poids lourds sont aussi touchés. La reconversion professionnelle et les formations, comme le Titre Professionnel de Conducteur Routier (formation d’une durée variable de 3 à 5 mois), offrent des solutions concrètes.

En 2023, plus de 12 000 places de formation ont été financées par l’État pour faciliter ces transitions. Pour les candidats en quête d’emploi, les démarches pour retrouver du travail dans ce secteur porteur sont simplifiées par des dispositifs comme le CPF ou les AIF. Les groupements d’employeurs, tels que GETransports, jouent un rôle clé en proposant des parcours structurés, avec des formations internes et un accompagnement personnalisé pour les jeunes diplômés ou les professionnels en reconversion.

Le GET n’est pas un centre de formation.

Un secteur en pleine mutation et en forte demande

Le transport dépasse désormais la simple conduite. L’automatisation des processus et la numérisation des opérations modifient les attentes des employeurs. Les entreprises recherchent des profils formés à des outils comme les systèmes de gestion logistique (WMS, TMS) ou les normes RSE. Ces évolutions expliquent pourquoi près de 85 % des conducteurs routiers trouvent un emploi sous trois mois après leur formation.

Quelles formations pour quels profils dans le secteur du transport ?

Les parcours pour les nouveaux entrants et les jeunes diplômés

Le secteur du transport propose des formations diplômantes adaptées aux jeunes. Elles permettent d’acquérir des compétences solides pour entrer sur le marché du travail avec une qualification reconnue.

  • Titre Professionnel CTRN porteur ou SPL
  • CAP Agent d’accueil et de conduite routière : formation aux bases de la conduite professionnelle et aux règles de sécurité.
  • Bac professionnel Conducteur transport routier de marchandises : approfondissement de la réglementation du transport et des techniques de gestion.
  • BTS Transport et prestations logistiques : préparation à des postes d’encadrement dans les entreprises de transport.
  • DUT Gestion logistique et transport : formation axée sur l’organisation et l’optimisation des flux (niveaux bac à bac+2).

La reconversion professionnelle : une voie privilégiée et accessible

Pour les adultes souhaitant changer de carrière, le Titre Professionnel de conducteur routier est une solution rapide. Délivré par le Ministère du Travail, il dure entre 3 et 5 mois et inclut l’obtention des permis C, CE ou D. Ce diplôme s’adresse aux personnes sans expérience dans le domaine.

Les métiers accessibles incluent le conducteur de transport en commun, l’agent d’exploitation ou encore le cariste. Des dispositifs comme le CPF, le PTP ou l’AIF facilitent le financement des parcours. En 2023, près de 18 000 personnes ont obtenu ce titre, avec un taux d’insertion professionnel de 85 % dans les trois mois suivant la formation.

Les formations obligatoires et les modules de spécialisation

Des certifications sont nécessaires pour exercer dans le transport. La FIMO (Formation Initiale Minimale Obligatoire) et la FCO (Formation Continue Obligatoire) figurent parmi les plus importantes. La FCO doit être renouvelée tous les 5 ans, sur 35 heures.

Pour évoluer dans le secteur, des modules spécifiques existent. Ils incluent le transport de matières dangereuses (ADR) ou des formations CACES. La formation ADR, qui dure 21 heures, permet de transporter des produits réglementés, avec un examen théorique obligatoire. Ces spécialisations valorisent les compétences et augmentent l’employabilité.

  • Formations diplômantes initiales : pour les jeunes (CAP, Bac Pro, BTS)
  • Titres Professionnels (TP) : formations courtes pour la reconversion
  • Formations réglementaires obligatoires : FIMO, FCO
  • Modules de spécialisation : ADR, CACES

Comment financer sa formation dans le transport ?

Les dispositifs pour les salariés et les demandeurs d’emploi

Plusieurs solutions facilitent l’accès aux formations du secteur du transport. Le Compte Personnel de Formation (CPF) permet à toute personne active de mobiliser ses droits à la formation tout au long de sa carrière.

Le Projet de Transition Professionnelle (PTP) est destiné aux salariés souhaitant changer de métier. Il finance la formation tout en maintenant le salaire si le projet est validé par la commission paritaire.

Les demandeurs d’emploi peuvent solliciter l’Aide Individuelle à la Formation (AIF) via France Travail. Ce dispositif complète les autres financements lorsque le budget est insuffisant.

  • Le Compte Personnel de Formation (CPF) : pour mobiliser ses droits à la formation tout au long de sa vie professionnelle.
  • Le Projet de Transition Professionnelle (PTP) : pour les salariés en poste désirant une reconversion complète.
  • L’Aide Individuelle à la Formation (AIF) : une aide de France Travail pour les demandeurs d’emploi lorsque les autres financements sont insuffisants.
  • Les financements par les OPCO : pour les formations suivies dans le cadre du plan de développement de compétences de l’entreprise.

L’alternance : se former tout en étant rémunéré

L’alternance constitue une voie privilégiée dans le secteur du transport. Elle permet de suivre une formation (gratuite) tout en percevant un salaire. Ce mode d’apprentissage combine théorie et pratique.

Les entreprises du transport privilégient cette formule pour former leurs futurs collaborateurs. L’apprenti acquiert des compétences pratiques tout en préparant un diplôme ou un titre professionnel, comme le CAP Conducteur Routier.

Les apprentis bénéficient d’aides spécifiques pour le permis de conduire, comme l’aide de 500€ pour les apprentis de 18 ans et plus préparant le permis B.

L’accompagnement à la formation : le rôle clé des structures spécialisées

Les formations internes et les parcours sur-mesure

Les entreprises de transport, mais aussi les groupements d’employeurs, utilisent des formations internes pour faire monter en compétence leurs salariés. Ces modules ciblés s’adaptent à des besoins concrets : réglementation, outils technologiques, ou logistique urbaine. Un conducteur peut par exemple être formé à un véhicule électrique ou à un logiciel de traçabilité en quelques semaines, sans quitter son poste. Ces formations intègrent souvent des mises à jour régulières, comme les évolutions des normes environnementales ou les nouvelles réglementations sur les horaires de conduite.

Ces parcours courts s’adressent aussi bien aux jeunes diplômés qu’aux professionnels en reconversion. La formation devient un levier pour intégrer le secteur, même sans expérience préalable. Des structures comme GETransports proposent des formations certifiantes (FIMO, permis poids lourds), intégrées aux parcours professionnels et financées par le groupement. Les salariés alternent entre théorie et pratique, avec des stages en entreprise pour valider leurs acquis.

Le modèle des groupements d’employeurs pour sécuriser son parcours

Les groupements d’employeurs (GE) offrent une alternative innovante. Le salarié signe un CDI avec le GE, mais peut travailler au sein de différentes entreprises adhérentes. Ce modèle sécurise l’emploi tout en diversifiant les expériences. Le salarié bénéficie d’un accompagnement personnalisé, avec accès à des formations financées : permis poids lourds, FIMO, ou certifications spécifiques au transport. Les GE organisent aussi des ateliers sur la gestion du stress ou les techniques de manutention, renforçant la polyvalence des collaborateurs.

En Nouvelle-Aquitaine, GETransports illustre cette approche. Avec plus de 50 entreprises membres et 100 salariés en poste, il facilite l’accès à la profession tout en répondant aux besoins des entreprises. Le groupement propose des contrats uniques (CDI) et un suivi individuel pour définir des objectifs de progression, incluant des formations diplômantes ou des spécialisations sectorielles.

  • Bénéficier d’un emploi stable (CDI) avec diversité des activités
  • Accéder à un parcours de formation financé
  • Profiter d’un accompagnement personnalisé pour construire sa carrière
  • Découvrir différentes facettes du métier en travaillant dans plusieurs entreprises

Des opportunités pour les candidats se dessinent par ce biais. Le GE devient un tremplin vers des postes pérennes, avec une expérience enrichissante à travers différents environnements professionnels. Les salariés alternent entre logistique, transport routier ou manutention, tout en bénéficiant d’un accompagnement pour évoluer vers des postes à responsabilité.

Construire sa carrière dans le transport : une voie d’avenir accessible à tous

Le transport, secteur clé avec 630 000 salariés en France, offre des débouchés rapides : 85 % des conducteurs trouvent un emploi sous trois mois après leur formation. Accessible dès le CAP, il propose des parcours courts avec des dispositifs comme le CPF ou le PTP pour financer la reconversion.

Les groupements d’employeurs sécurisent les parcours via un CDI unique. Ils permettent de varier les activités entre entreprises tout en bénéficiant d’un accompagnement personnalisé et de formations adaptées aux évolutions du secteur.